Le Blog du Docteur Alain JOSEPH

Le Docteur Alain JOSEPH aborde des sujets de médecine générale, en particulier sur le cancer véritable pandémie mondiale cachée, sur les pseudo "pandémies" de grippes H1N1 H5N1, sur les pesticides, les engrais chimiques, les OGM véritables scandales destr

jeudi 17 mars

L'OBSERVATION DU MALADE EN HOMEOPATHIE

Avant tout interrogatoire, vous devez prendre l’habitude d’observer le malade dès que vous le voyez et pendant que vous lui dites bonjour.

Son attitude sur la chaise de la salle d’attente, puis dans la salle de consultation.

Sa taille, sa corpulence.

Sa façon de marcher, de s’asseoir, de parler (intonation de sa voix).

Son humeur (triste, gaie…).

L’aspect de son visage : la couleur et le grain de la peau (est-elle sèche, grasse, « huileuse » ?) la présence de varicosités, de verrues. L’aspect des paupières (œdème des paupières supérieures ou inférieures).

L’interrogatoire

Pourquoi le patient vient-il consulter?

Vous pouvez poser cette question de façon classique : Pourquoi venez-vous me consulter ?

De façon moins protocolaire : Que puis-je pour vous ?

Demandez-lui qui l’envoie chez vous.

Dans tous les cas sachez lui sourire afin de le mettre à l’aise. Il n’y a rien de plus désagréable qu’un médecin à l’expression et au regard figés qui se retranche derrière sa cravate ou derrière son « savoir », ou derrière son ordinateur.

Le sujet commence par se plaindre de troubles qui affectent une partie de son corps qui correspond à un « appareil ».

Laissez le parler et ne l'interrompez qu'à bon escient. Posez des questions plus approfondies sans vous éloigner de la préoccupation du malade, c'est-à-dire de la région dont il souffre. Elargissez ensuite vos questions aux autres

« appareils ».

Pour chaque appareil, vous pouvez être amené à poser les questions suivantes :

a)      Appareil locomoteur

La plainte la plus fréquente est la douleur. Il faut en connaître :

-                     le lieu (cou, dos, lombes, épaules, bras, avant-bras, mains, bassin, hanches, cuisses, genoux, jambes, pieds).

-                     la nature (piquante, brûlante, à type de crampe, de fourmillements, de sensation de rétraction, lancinante, irradiante, fixe, erratique),

-                      les horaires (modalités de rythme).

-                      Avez-vous des troubles de la marche, les chevilles qui enflent, des varices ?

-                      Votre douleur est-elle aggravée par temps humide ?

-                      Votre douleur est-elle aggravée par la chaleur ?

-                      Que faites-vous pour soulager vos douleurs en dehors de la prise de médicaments ?

b)        Appareil digestif

-                      Avez-vous un gros appétit ?

-                      Quels sont les aliments que vous préférez ?

-                      De quoi se compose votre petit déjeuner, votre déjeuner, votre dîner ? (vous saurez ainsi si le sujet prend une entrée, un plat et un fromage ou un dessert). Il faut parfois demander tous les aliments pris pendant les deux ou trois derniers jours.

-                      Mangez-vous entre les repas ?

-                      Quelles sont les boissons que vous prenez dans la journée, quelle quantité et à quel moment ?

-                      Vous levez-vous la nuit pour manger ?

-                      Quels sont les aliments que vous n’aimez pas ou ne supportez pas ?

-                      Comment digérez-vous ?

-                      Comment allez-vous à la selle ?

-                      Avez-vous des hémorroïdes ?

c)      Appareil respiratoire

-                      Faites-vous des rhino-pharyngites, des sinusites, des laryngites ?

-                      Etes-vous sujet aux angines ?

-                      Etes-vous allergique ?

-                      Faites-vous des bronchites ?

-                      Fumez-vous ?

Si les réponses sont positives, vous devez affiner les questions à la recherche d’éventuels remèdes. Par exemple, en cas de rhino-pharyngite, demander si l’écoulement est antérieur ou postérieur, fluide ou épais (blanc ou jaune), irritant ou non irritant.

Le nez est-il bouché ? Les deux narines ? Ou tantôt l’une, tantôt l’autre ? Le jour ou la nuit ?  En permanence ?

Ressentez-vous une sensation de sécheresse dans le nez ?

Avez-vous des croûtes dans le nez ?

Saignez-vous du nez ?

Existe-t-il des éternuements ? Quand vous éternuez, où ressentez-vous le picotement qui vous fait éternuer : au fond de la gorge, au palais, dans le nez, dans les oreilles ?

Etes-vous sujet à faire souvent des rhino-pharingites ?

Si oui :        -           depuis combien de temps ?

-                      A quel moment de l’année ?

-                      Combien de crises faites-vous par an

d)      Appareil circulatoire

-                      Avez-vous des douleurs dans les jambes ?

-                      Avez-vous les chevilles gonflées en fin de journée ?

-                      Supportez-vous facilement le  froid, le chaud ?

-                      Avez-vous des bouffées de chaleur ?

-                      Avez-vous des troubles thermiques la nuit ? transpirez-vous ?

-                      Comment vous comportez-vous dans les endroits fermés ?

-                      Avez-vous besoin d’air, d’ouvrir les fenêtres ?

-                      Avez-vous des varices ?

e)      Appareil gynécologique

     C’est le plus souvent la femme qui est concernée.

-                      A quel âge avez-vous été réglée ?

-                      Vos règles sont-elles régulières ?

-                      Avez-vous des douleurs, avant, pendant ou après les règles ? si oui, faire préciser le type de douleur, la localisation et l’éventuelle irradiation, l’horaire, les modalités d’amélioration ou d’aggravation.

-                      Celles-ci sont elles améliorées par l’écoulement ? ou aggravées par lui ?

-                      Combien de jours durent vos règles ?

-                      Avez-vous des pertes blanches ? malodorantes, corrosives ?

-                      Avez-vous des caillots ?

-                      Prenez-vous du poids avant les règles, vos seins augmentent-ils de volume et sont-ils douloureux ?

-                      Avez-vous des douleurs lors des rapports sexuels ?

f)       Appareil cutané

-                      Votre peau vous pose t-elle un problème ?

-                      Est-elle sèche, grasse ? à quel endroit ?

-                      Avez-vous des démangeaisons ?

-                      Avez-vous fait des allergies cutanées ?

-                      Avez-vous fait de l’herpès, de l’eczéma, du psoriasis, des mycoses, des infections (abcès, anthrax…) ?

-                      Comment sont vos cheveux ?

-                      Comment sont vos ongles ?

-                      Avez-vous fait des verrues ? (Recherchez de l’hyperkératose aux talons).

-                      Avez-vous les extrémités froides, chaudes, moites ?

-                      Transpirez-vous facilement, à quel moment, de quelle région du corps ?

-                      Cette transpiration est-elle malodorante ?

e)      Appareil urinaire

-                      Avez-vous des problèmes pour uriner ?

-                      Urinez-vous souvent, beaucoup ?

-                      Vous levez-vous la nuit pour uriner ?

-                      Avez-vous des douleurs en urinant ?

g)      Système nerveux et psychisme

-                      Etes-vous optimiste ou pessimiste ? De façon permanente ou en quelles occasions ? A quel moment ?

-                      Avez-vous des réveils difficiles ?   

-                      A quelle heure vous couchez-vous ?

-                      Vous endormez-vous facilement ? Vous réveillez-vous la nuit ? Faites-vous des cauchemars ?   

-                      Lorsque vous avez des problèmes, vous confiez-vous facilement ? Est-ce que vous les gardez pour vous ? Est-ce que vous les ressassez ?   

-                      Vous mettes-vous facilement en colère ?

-                      Etes-vous autoritaire ? supportez-vous que quelqu’un vous contredise ?

-                      Etes-vous rancunier ?

-                      Etes-vous susceptible ?

-                      Avez-vous eu des chagrins importants (deuils, problèmes de santé, problèmes professionnels, personnels).

-                      Avez-vous été traité pour état dépressif ?

-                      Avez-vous des problèmes de mémoire ?

-                      Avez-vous des maux de tête ? des vertiges ?

-                      Avez-vous des problèmes de vue ?

h)      Les antécédents

-                      Personnels,

-                      familiaux

A la suite de cet interrogatoire qui n’a pas la prétention d’être exhaustif, il va de soi que vous devez examiner le sujet comme tout bon médecin et prescrire si nécessaire les examens biologiques, radiologiques, endoscopiques, nécessaires à son état et à son âge.

La recherche du ou des médicaments appropriés ne dispense pas du diagnostic nosologique et de l’orientation éventuelle vers un confrère plus compétent.

La compétence d’un médecin passe par la connaissance des limites de sa propre compétence.

    

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mercredi 09 mars

UN PEU D'HISTOIRE

UN PEU D'HISTOIRE

En 1790 alors qu'il a 35 ans, le Docteur Samuel HAHNEMANN médecin renommé, déçu par la médecine qu'il pratique arrête de consulter ses contemporains et décide de vivre de traductions ( il traduisait en allemand des ouvrages anglais, français et italiens).

C'est en traduisant la matière médicale de CULLEN qu'il redécouvre la loi de similitude. Il remarque en effet la similitude qui existe entre les symptômes provoqués par l'intoxication par le quinquina ( Cinchona Officinalis ou China) et les symptômes de maladies guéries par l'écorce de cet arbuste.

Une substance qui guérit certaines fièvres est donc aussi capable de la provoquer.

Il décide alors d'expérimenter sur lui-même l'écorce du Quinquina ( "4 drachmes 2 fois par jour pendant plusieurs jours" ) et présente tous les symptômes d'une fièvre intermittente. Il en conclut :

" Les médicaments ne guérissent les maladies qu'en vertu de leur faculté de rendre l'homme malade et ils ne guérissent que les maladies composées de symptômes semblables à ceux qu'ils peuvent eux-mêmes produire sur l'organisme sain".

Ainsi HAHNEMANN bien avant Claude BERNARD découvre la méthode expérimentale: c'est celle de l'étude des substances médicinales sur l'homme se trouvant "dans l'assiette tranquille de la santé". Et il les étudie pendant plusieurs années, sur sa famille, sur ses élèves et bien sûr sur lui-même.

Ce qu'il a observé pour le Quinquina se confirme pour d'autres substances. Il émet alors une hypothèse générale:

" Les médicaments ne guérissent les maladies qu'en vertu de leur faculté de rendre l'homme malade et ils ne guérissent que les maladies dont les symptômes sont semblables à ceux qu'ils peuvent eux-mêmes produire sur l'organisme sain".

L'expérimentation clinique ( au lit du malade) corollaire de l'expérimentation de la substance sur l'homme sain ( expérimentation pathogénètique ) corrobora l'intuition d'HAHNEMANN.

En 1796 il a expérimenté 18 remèdes.

En 1805 il a expérimenté 26 remèdes.

En 1810 paraît la première édition de l'Organon.

1811-1821 parution du traité de matière médicale pure.

1828: Traité des maladies chroniques ( 64 remèdes).

1828-1838 Doctrine et traitement des maladies chroniques.

1835: Mélanie D'Hervilly qu'il a guérie d'une Tuberculose pulmonaire l'amène à Paris

2 juillet 1843 : mort de Samuel HAHNEMANN. Il est enterré au Père LACHAISE.

Docteur Alain JOSEPH

Posté par Docteur JO à 11:08 - HOMEOPATHIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

REFLEXIONS SUR L'HOMEOPATHIE

« Il serait excellent que tout médecin ait la possibilité d'expérimenter un grand nombre de médicaments sur lui-même. Sa compréhension de leurs effets en serait tout autre" (Boulgakov)

L'homéopathie s'est offerte cette « possibilité » plus de cent ans auparavant grâce au Docteur Samuel Hahnemann et à ses disciples. De cette expérimentation purement humaine est née la matière médicale des médicaments homéopathiques. Ce livre vous présentera des conseils et des traitements homéopathiques. Certains d'entre vous connaissent le terme. D'autres n'ont jamais entendu parler d'homéopathie. Quelques uns ont entendu des « sons de cloche » dont ils retiennent le son sans en connaître la portée. Il leur est donc impossible d'émettre une opinion sur l'homéopathie.

On ne peut pas parler d'un film que l'on n'a pas vu, d'un livre que l'on n'a pas lu.

Nous allons essayer d'être clair et concis, car nous ne pouvons pas dans ce livre développer un tel sujet.

L'homéopathie utilise les trois règnes : animal, minéral, végétal (l'homéopathie n'est pas « la thérapeutique par les plantes » qu'est la phytothérapie).

Qu'est-ce que l'homéopathie ?

-         Le médecin utilise les produits de ces trois règnes, selon la « Loi de similitude » qui consiste à donner à un sujet malade, une substance capable, sur un sujet sain (en bonne santé et sensible à cette substance) de provoquer des symptômes semblables à ceux que présente le malade.

-         Les substances utilisées subissent des dilutions dont le nombre est marqué sur le tube. A chaque dilution, il est nécessaire d'effectuer une agitation ou succussion. La dilution obtenue va imprégner les granules qui se trouvent dans les tubes ou les globules qui se trouvent dans les doses*.

Exemple : Arnica montana 9 CH signifie que l'Arnica a été dilué 9 fois.

C : centésimale (ici la neuvième).

H : hahnemannienne du nom de Samuel HAHNEMANN, médecin allemand né en 1755 et mort à Paris le 2 juillet 1843.

Il est enterré au cimetière du Père Lachaise.

Le nombre de granules indiqué par le médecin se mettra sous la langue (absorption sublinguale). De même, tout le contenu du petit tube de globules (appelé : dose*) sera placé sous la langue. Cette absorption se fera  exactement comme la prise sublinguale d'un comprimé de trinitrine, ou la prise sur un sucre d'une dilution d'un allergène.


Les dilutions Hahnemanniennes

Elles sont faites à l'aide de flacons séparés, lavés à l'eau et séchés.

Technique : « Mettez dans le premier flacon une partie en poids de la substance de base, complétez à cent parties en volume au moyen du véhicule approprié. Secouez au minimum cent fois. La dilution obtenue est la 1eCH (première centésimale Hahnemannienne). Prélevez une partie en volume de cette première CH, versez-la dans le deuxième flacon contenant déjà 99 parties du véhicule. Secouez également cent fois. La dilution ainsi obtenue est la 2e CH (2CH). Opérez de la même manière jusqu'à la dilution voulue. »

Il existe des dilutions décimales qui sont préparées de la même manière : 1DH ou 1X, 2DH ou 2X etc.

Les dilutions les plus employées sont les 4CH 5CH 7CH 9CH 12CH 15CH 30CH, au centième, en flacons séparés.

Extrait du livre du Docteur Alain JOSEPH paru chez Maxi-Livres: les gestes qui sauvent, les gestes qui préviennent, approche homéopathique.



Posté par Docteur JO à 10:27 - HOMEOPATHIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

ALLOPATHIE et HOMEOPATHIE

La différence de conception entre l'allopathie et l'homéopathie est comparable à la différence entre l'art musical occidental et l'art musical oriental.

Si l'occident s'est toujours soucié de construire des blocs de musique tels que l'harmonie ou le contrepoint, il utilise en médecine des médicaments qui agissent selon la « loi des contraires » et qui ont un effet de masse, de poids, pour supprimer des symptômes que ceux-ci entrent ou non dans un cadre nosologique.

L'orient de son côté, ne cherche pas à bâtir le son, à lui donner un corps rigide, mais à l'allonger, à l'effiler, à le rendre insaisissable, à l'infinitésimaliser.

Le son échappe à l'oreille comme le remède homéopathique échappe à l'entendement occidental.

Si, entre chaque dilution homéopathique existe une agitation nécessaire à l'action du remède, c'est une agitation silencieuse, comparable à un soupir, c'est l'agitation d'une autre recherche.

On retrouve ce mode de pensée dans les arts martiaux. Il ne s'agit pas de pousser plus fort que l'adversaire, mais de se servir de sa force, de la prolonger.

L'homéopathie qui utilise « la loi des semblables », va dans le sens de la maladie.

Est-ce à dire que les deux modes de pensée sont incompatibles ?

Entre les deux musiques occidentale et orientale s'établit certes, un antagonisme énorme quant à leur conception et pourtant toutes les deux dont de la musique. De la même manière, l'allopathie et l'homéopathie sont antagonistes puisque l'une utilise la « loi des contraires » et l'autre la « loi des semblables » ; mais toutes deux sont de la médecine.

Cet antagonisme ne veut pas dire qu'il y ait incompatibilité. C'est un problème de connaissance et de choix.

Comment un musicien pourrait être pour la musique occidentale et contre la musique orientale ? Cela aurait-il un sens puisqu'il est avant tout musicien ?

La médecine offre plusieurs façons de soigner. Différentes techniques médicales peuvent être employées et adaptées à chaque cas.

Le médecin choisit en fonction du patient qu'il soigne, tout en sachant que chaque être « souffrant » est unique.

Comment un corps constitué (fut-il

la Faculté

ou l'Académie de médecine) pourrait-il juger dans l'absolu et de ce fait n'avoir qu'une vue partielle du sujet ? Ne devons-nous pas toujours nous remettre en question ? Et ne pas suivre les exemples d'intolérance ?

Déjà au VIe siècle, Grégoire le Grand s'était appliqué à refouler l'infiltration, au sein de l'Eglise, de toute musique d'origine orientale telle que celle apportée par un Saint Hilaire de Poitiers ou par l'Evêque Saint Irénée.

De même, au XVIIIe siècle, le « Similiae similibus curantur » dérangea les partisans d'une médecine qui se voulait traditionnelle. Ceux-ci repoussèrent avec véhémence le propagateur de la loi des semblables, le docteur Samuel Hahnemann.

Devrions-nous les imiter?

Extrait du livre du Docteur Alain JOSEPH: les gestes qui sauvent, les gestes qui préviennent, approche homéopathique.


Posté par Docteur JO à 00:13 - HOMEOPATHIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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